Les autorités en charge de la surveillance de la pêche poursuivent leur lutte contre la pêche illicite sur le lac Albert. Ce samedi 4 juillet 2026, plusieurs filets et autres matériels de pêche non conformes ont été incinérés au camp de pêche de Kalingwa, dans la chefferie des Mokambo, en territoire de Mahagi.
La cérémonie s’est déroulée en présence des autorités administratives, coutumières et sécuritaires, des représentants de la Fédération congolaise des pêcheurs du lac Albert (FECOPELA), des forces vives ainsi que de nombreux membres de la communauté locale.
Selon Jean Pierre Pithua, chef d’équipe de patrouille de l’unité de surveillance de Mokambo, cette opération s’inscrit dans le cadre des efforts visant à mettre fin à la pêche illicite, une pratique qui menace la biodiversité aquatique et compromet le renouvellement des ressources halieutiques du lac Albert.
« Nous demandons aux pêcheurs de se conformer à la réglementation en utilisant uniquement les filets autorisés. Dans le cas contraire, les opérations de contrôle se poursuivront et les contrevenants s’exposeront aux sanctions prévues par la loi », a-t-il déclaré.
Préserver le lac Albert pour les générations futures
Les services de surveillance rappellent que l’utilisation de filets prohibés favorise la capture des poissons juvéniles et détruit les zones de reproduction, compromettant ainsi le renouvellement naturel des stocks de poissons.
À long terme, cette pratique contribue à la diminution des ressources halieutiques, réduit les revenus des pêcheurs et menace la sécurité alimentaire des milliers de familles qui dépendent du lac Albert.
Les autorités estiment que le respect de la réglementation constitue une étape essentielle pour assurer une exploitation durable des ressources halieutiques et préserver l’équilibre écologique du lac.
Une réglementation désormais appliquée
Cette opération intervient après l’entrée en vigueur, le 30 mai 2026, de nouvelles mesures réglementaires relatives aux activités de pêche dans les eaux congolaises du lac Albert.
Avant leur mise en application, un moratoire de quinze jours avait été accordé aux pêcheurs afin de remplacer les équipements prohibés par des matériels conformes à la réglementation.
Les autorités préviennent que les patrouilles de contrôle se poursuivront sur l’ensemble du lac afin de lutter contre la pêche illicite et de garantir une gestion durable des ressources halieutiques au bénéfice des générations présentes et futures.




