Après les récoltes de maïs, haricots, manioc ou arachides, de nombreux agriculteurs ont l’habitude de brûler les tiges, les feuilles et les pailles restées dans les champs. Pourtant, ce qui est souvent considéré comme un déchet est en réalité une véritable richesse pour l’agriculture.

En observant cette pratique dans différentes exploitations agricoles de la province l’Ituri, Action Preserve s’interroge : pourquoi détruire par le feu une ressource capable d’améliorer naturellement la fertilité des sols ?

Les résidus de récolte jouent un rôle important dans la protection et la régénération des terres agricoles. Utilisés comme paillage, ils permettent de conserver l’humidité du sol, de limiter l’érosion et de réduire les effets de la sécheresse, un défi de plus en plus fréquent en Ituri sous l’effet du changement climatique.

Ces résidus peuvent également être transformés en compost ou mélangés aux déjections animales pour produire un engrais organique riche en nutriments. Cette pratique aide les agriculteurs à restaurer la fertilité de leurs champs tout en réduisant leur dépendance aux engrais coûteux.

À l’inverse, le brûlage détruit une grande partie de la matière organique, libère du carbone dans l’atmosphère et appauvrit progressivement les sols. À long terme, les terres deviennent moins productives et plus vulnérables à la dégradation.

Dans une province où l’agriculture constitue la principale source de revenus pour des milliers de familles, chaque résidu végétal représente une opportunité de renforcer la résilience des exploitations agricoles.

La nature produit déjà une partie des ressources dont nous avons besoin. Au lieu de les brûler, apprenons à les valoriser pour construire une agriculture plus durable, plus productive et plus résiliente en Ituri.